samedi 4 novembre 2017

Vendredi 3 novembre. Agrigente, la vallée des temples.



Vallée des temples à Agrigente.
«  Classée au patrimoine mondial de l’Unesco, le parc archéologique de la vallée des temples se trouve le long d’une crête improprement appelée « vallée », une dizaine de temples ont été érigés, en à peine plus d’un siècle (5è s av JC), témoignant d’une période très prospère.

On notera l’orientation à l’est de tous les monuments, qui correspond à un critère classique, tant grec que romain, selon lequel l’entrée de la chambre où était  placée la divinité devait être saluée et éclairée par les premiers rayons du soleil, principe et source de vie. »



Garés à la fin du parcours, nous traversons le site d’ouest en est, pour nous rendre à l’entrée principale.

           


Le temple de Junon :
« Erigé au 5 è s av JC, il profita de l’attention des romains qui assimilaient le culte d’Héra (grec) femme de Zeus, à celui de Junon (romain) femme de Jupiter.

C’était un temple dédié aux mariages. Les femmes enceintes venaient y brûler leur ceinture en guise d’offrande à la fécondité. »




Le chemin descend au milieu des oliviers et des amandiers. Nous en profitons pour ramasser quelques amandes et hop dans mon sac.

Tombeaux paléochrétiens creusés dans de gros rocheux.





   Temple de la Concorde :

« Ce superbe sanctuaire dorique du 5è s av JC, demeure le mieux conservé du site. Il a survécu aux guerres, aux dégradations religieuses et aux tremblements de terre ! Il fut même transformé en église au 6è s.




    D’autres tombes paléochrétiennes, taillées dans le roc, partie immergée de catacombes.






Le temple d’Hercule ou d’Héraclès :


« Considéré comme le sanctuaire le plus ancien d’Agrigente, 6è s av JC,  ce temple dorique archaïque présente un alignement de 8 colonnes. A l’origine, il y en avait 240 !
Il est dédié au fils de Zeus et d’Alcmène, également vénéré par les romains sous le nom d’Hercule. »


Le temple de Zeus :
« Il fut l’un des trois plus important du monde hellénique et le plus grand de Sicile. Il n’en reste plus grand-chose, car les carthaginois ont détruit en 406 av JC, ce qui était pour eux une représentation insupportable du monde moderne. Puis le tremblement de terre de 1501 a mis à bas les dernières colonnes.


Ces dimensions étaient absolument énormes, 113 m de long pour une largeur de 56 m. Original aussi dans sa conception, pas de colonnes mais des murs pleins et des atlantes géants (7,65 m de haut.)»




Le temple de Castor et Pollux :

«  Il ne reste que 4 élégantes colonnettes, soit un angle du temple originel.

Castor et Pollux étaient jumeaux mais seul Pollux avait droit à la vie éternelle. Zeus, le papa, refusant de la donner également à Castor, décida de les faire vivre en alternance ! Belle métaphore du jour et de la nuit.
Les différents autels autour du temple seraient dédiés à Dionysos, dieu du vin, à Déméter, déesse de la fertilité et à sa fille Perséphone… »

Une bien jolie promenade à travers ces vestiges d’un temps bien lointain et une bonne révision de nos cours d’histoire de 6 ème 5ème.

Direction la Scala dei Turchi, « un extraordinaire pan de marne (mélange d’argile et de calcaire) blanche et lisse descend en pente douce vers la mer. »  

Nous trouvons un bivouac dans un camping fermé (mais aux grilles ouvertes), face à la mer.
Pour ce qui est des douches, nous n’irons sûrement pas, vu le rat qui en est sorti, quand j’ai ouvert la porte ! Le lavabo et un gant de toilette feront très bien l'affaire.

GPS : + 37.294656, + 13.453022




Une promenade sur la plage, bordée par de hautes falaises calcaires, au coucher du soleil.




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