lundi 6 novembre 2017

Lundi 6 novembre. Palerme.


La pluie nous a bercés toute la nuit et ce matin le soleil est de retour.
La météo et le gardien du parking nous prédisent de la pluie pour aujourd’hui alors prévoyants, nous mettons, au fond du sac, nos capes de pluie. L’été ne peut être éternel même en Sicile ! La température reste clémente, 24° à 11h à notre départ pour la visite de la ville.

J’avoue que j’appréhendais un peu cette grande ville, mon cœur va plutôt vers les espaces naturels. Mais nous sommes tous les 2 tombés sous le charme.

« 700 000 habitants, 80 églises, 50 palais !

Palerme est la capitale de la Sicile établie sur un site habité depuis la nuit des temps. C’est une ville qui palpite, une métropole populaire, rythmée par ses marchés, par une circulation infernale des scooters. » Et oh combien bruyante !

Mais chaque rue, ruelle, place nous révèlent une surprise. Des palais, des églises normandes aux magnifiques mosaïques, des fontaines grandioses, des ruelles étroites, des poubelles qui débordent à qui mieux mieux et qui se répandent sur plusieurs dizaines de mètres, des étals de fruits et de légumes à des prix défiants toute concurrence. 1,50 euros un énorme ananas ! 1 euro le kg de kakis, de clémentines hyper goûtées. Nous faisons notre cure de fruits : kakis, figues de Barbarie pour Stef, clémentines, oranges pour moi et délicieux raisins italiens pour tous les 2.

Le palais des Normands :

«  C’est l’actuel siège de l’Assemblée régionale sicilienne. Construit par les Arabes au 9è s, le palais fut agrandi par les Normands, il connut alors ses heures de gloire.



Après une longue période d’abandon et de délabrement, le palais fut restauré au 17è s, sous les vice-rois espagnols. De cette époque, date l’imposante façade sud. »







Nous visitons les appartements royaux, se composant de salles successives.
Brigitte, voilà la réponse à ta question récurrente sur le sexe des anges.





La chapelle palatine :

« Elle fut érigée par Roger II entre 1130, date de son couronnement et 1140. Son abside est tournée vers l’Orient comme le veut la tradition byzantine. Cette chapelle, dédiée à saint Pierre et saint Paul, représente le sommet de l’art arabo-normand. Enclave protégée au cœur du palais, elle a traversé les siècles sans subir de transformations.

L’intérieur est tapissé d’époustouflantes mosaïques byzantines à fond d’or.
Les épisodes de la Bible sont illustrés avec brio et un luxe de détails.
En levant les yeux jusqu’aux plafonds en sapin de Madonie, on découvre toujours plus de couleurs et de caissons en stalactites typiques de l’architecture islamique. Fusion des cultures d’orient et d’Occident. »

Nous trouvons beaucoup de ressemblance avec le duomo de Monreale, en beaucoup plus petit mais tout aussi magnifique.






La cathédrale : « Ce magnifique édifice, aux couleurs rosées, est étroitement lié à l’histoire de Palerme et à celle de l’île puisque, c’est à cet endroit, que furent couronnés les rois de Sicile et c’est également ici qu’ils reposent.
De son passé arabe, construite sur une ancienne mosquée, elle conserve gravés dans une de ses colonnes, des versets du coran.






Les reliques de Sainte Rosalie, protectrice de Palerme sont enfermées dans une urne en argent dans la chapelle Santa Rosalia. »






Quattro canti : c’est le cœur de la ville baroque. «  Aux quatre coins, les façades arrondies des édifices, noircies par le temps, sont agrémentées de statues et de fontaines. L’architecte y a placé les 4 saintes protectrices de Palerme : Agatha, Ninfa, Christina et Olivia. Au-dessus trônent les statues de rois espagnols. »
Balade dans les ruelles du quartier du port. La pluie tombe brusquement, nous obligeant à enfiler nos capes de pluie. Et il ne fait plus si chaud, nous enfilons nos petites doudounes en dessous.
On se perd un peu à travers les ruelles, les petits marchés de quartier












avant d’arriver à la Fontana della vergogna :
« Une fontaine circulaire construite au départ pour la ville de Florence. Elle fut finalement installée en 1573 sur la place palermitaine. Son surnom, fontaine de la Honte, vient du fait que certains habitants de Palerme furent choqués par la nudité de ses statues.
Pour la petite histoire : Epouvantées par la précision anatomique des statues masculines qui l’ornent, les religieuses du couvent voisin envisagèrent de les émasculer mais se contentèrent finalement de leur couper le nez ! Les nez, ont depuis été remis en place, mais les pénis, eux, ont fini par tomber ! »



Passage par l’église de Santa maria dell’Ammiraglio : « église orthodoxe du XIIe s. Fidèle à ses origines, la Martorana observe encore le rite chrétien oriental.





Nous commençons à être bien humides et prenons le chemin du retour en faisant une halte dans une bonne pâtisserie pour un cannolo et une cassata + un arrêt dans un café avec WIFI car mon forfait 4G descend à vue d’œil pour les photos du blog.
Notre repas de ce soir, spaghetti avec une sauce tomates/aubergines achetés sur le marché, réalisé par le Chef, cuisinier bien sûr. Un régal.








Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Remarque : Seul un membre de ce blog est autorisé à enregistrer un commentaire.