samedi 18 novembre 2017

Vendredi 17 novembre. Matera.


Petite grasse matinée. Il pleut, inutile de se lever trop tôt...


Nous embarquons Maria et Jean-Michel pour aller voir la crypte du péché originel, surnommée la « Chapelle Sixtine » de l’art rupestre, à une dizaine de km de Matera.

Hélas, elle est fermée depuis 10 jours car elle se trouve sur une exploitation agricole et les gens sont en pleine vendange tardive. Ils ne peuvent plus assurer les visites. Bien déçus…





Nous faisons le tour du lac San Giuliano par le parc archéologique des églises rupestres, mais nous n’en verrons aucune !
Nous allons à Matera, bien enfouis sous nos capes de pluie avec l’idée de visiter les lieux couverts.

Nous n’échapperons pas, malgré tout, à la pluie glaciale.

« La ville de Matera, est située sur les hautes plaines des Murge, au milieu d’une vaste zone de collines argileuses et de ravins.

Classée au patrimoine mondial de l’Unesco en 1993, pour ses Sassi « exemple le plus intact et le plus remarquable d’habitations troglodytiques en région méditerranéenne », Matera garantit émerveillement et dépaysement. 








Construite dans la pierre claire, le centre historique surplombe un profond ravin qui traverse le territoire sur 20 km et au fond duquel coule une rivière.





La ville des Sassi, s’élève en une succession harmonieuse de petites constructions imbriquées, creusée sur plusieurs étages dans la roche, créant un décor insolite. »
Pour ceux que cela intéresse le roman de Carlo Levi est un récit autobiographique qui raconte ses 2 années d’observation (1935-1936) en tant que médecin, peintre et activiste politique, sur ce milieu paysan où sévissent paludisme et malnutrition. (Gallimard, 1945).



Nous sommes refoulés de la citerne géante « de 15 m de profondeur aux parois d’argile terminal d’un ingénieux réseau de canaux souterrains » pour cause d’émission de télévision.




Notre premier arrêt est pour l’église San Giovanni Battista, une petite église construite en 1233, dans le style roman.





















Puis nous parcourons la vieille ville d’église en église. « Les rochers de la ville et des environs seraient creusés de 130 églises rupestres ! ».



 

Nous suivons ensuite, la via Madonna delle Virtù, qui longe la gorge sauvage en contournant le rocher sur lequel est établie la cathédrale. (Fermée !)

Dans la paroi rocheuse qui est en face, on peut voir de nombreuses grottes naturelles ou artificielles. Une envie de randonnée, demain, si le soleil veut bien se montrer, à partir du belvédère qui fait face aux Sassi.


Visite de casa grotta di Vico Solitario : «  Léguée par une famille de paysans, la maison-grotte, (une habitation troglodyte restaurée), a conservé tout le mobilier et les objets de la vie courante de ses anciens propriétaires. »

 

  Une toiture en pierre.
  Ingénieux système de récupération d'eau de pluie.


Et c’est, trempés, que nous retrouvons notre Kmion après 3 bonnes heures de déambulation dans la ville.




Petit apéro réparateur avant que chacun retrouve ses « appartements ».




Le plat du jour de mon cuisinier préféré : Aubergines/salade/viande haché, à la crème (de soja).

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