lundi 9 octobre 2017

Samedi 7 octobre. Tiscali, Orgosolo.


Départ à 9 heures pour attaquer la montée vers Tiscali avant les grosses chaleurs.


Durée de la randonnée 6 heures sur un très beau sentier parfois technique mais sans grosse difficulté.













Moins exotique que les éléphants ou les girafes mais tout aussi émouvant... de tomber nez à nez avec un mouflon à la croisée d'un chemin.













Nous ne sommes pas déçus à l’arrivée car Tiscali est un très beau site du point de vue, géographique, géologique et photographique.


C’est sûrement aussi, un très beau site archéologique, où il reste plein de découvertes à faire. Mais pour les novices que nous sommes, on devine plus qu’on ne voit comment vivaient les gens dans ce lieu.

« Niché dans le fond d’un gouffre, au cœur du massif du Supramonte, le site nuragique de Tiscali est le plus beau site préhistorique de Sardaigne. On ne peut y accéder qu’à pied. Il date du II ème millénaire avant l’ère chrétienne.
A cet endroit, la montagne de calcaire tendre a été creusée par l’érosion, formant une doline karstique (gouffre naturel). L’habitat est constitué d’une centaine de salles.

L’évidence archéologique permet d’interpréter le site comme une installation civile, constituée par des habitations, des entrepôts, des enclos pour garder les animaux… liée à l’exploitation, agro-pastorale du territoire, vallée de Lanaittu, des hauts plateaux et des clairières limitrophes. Elle est construite dans un endroit naturellement abrité et protégé des intempéries.

L’installation de Tiscali représente un cas unique pour son originalité topographique et architecturale. L’intérêt historique et archéologique est lié à l’étude des choix d’installation à l’époque Nuragique et dans les siècles suivant jusqu’ à l’avèneme
nt de Rome. »










Nous réattaquons la montée/descente tranquillement.















Un de nos nombreux compagnons de sentier.





Nous prenons même le temps d’une petite sieste au soleil après le pique-nique.










Nous prenons ensuite la route pour rejoindre le village d’Orgosolo.


« Perché dans les monts de la Barbagia, ce village de l’arrière-pays se tient aux confins du Supramonte.




Orgosolo a souvent été comparé à une forteresse géographique imprenable. Fiers de leurs origines pastorales et de leurs traditions, les habitants ont pendant longtemps été assimilés à des hors-la-loi.

Les gens se sont adaptés au monde moderne sans perdre leur personnalité et en conservant un esprit indépendant et créatif, comme le prouvent les innombrables peintures murales qui constituent un phénomène sociale, artistique et politique unique en Italie.


L’histoire des peintures murales commencent en 1969. Le gouvernement italien décide d’implanter un grand camp d’entrainement militaire sur des milliers d’hectares, près d’Orgosolo. Les habitants refusent le projet et s’organisent en mouvement de contestation non violent. (Une idée pour Notre-Dame-des-landes …)

Des anarchistes venus de Milan et des artistes locaux commencent à peindre des slogans politiques sur les murs de la ville. Ainsi débuta le phénomène des murs peints.


En 1975, un professeur de Sienne demande aux artistes locaux de réaliser des peintures murales pour célébrer le 30 ème anniversaire de la libération de l’Italie en 1945.









Depuis cette époque, le mouvement muraliste d’Orgosolo a pris une telle ampleur que la ville figure comme une cité emblématique de cet art populaire en Italie et dans toute l’Europe.

Les thèmes sont très liés à la politique locale, nationale et à l’actualité internationale. »









Il est plus de 18h30 quand nous reprenons la route, une heure bien avancée pour trouver un lieu de bivouac en pleine montagne.

Nous roulons jusqu’au lac Gusana pour nous y installer. Il est 19h30 et il fait 14°. Nous sommes à 654 m d’altitude.

GPS :+40.118472 , +9.207694


3 commentaires:

  1. Ouf ! ton genou marche encore...

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  2. Je ne sais pas si tu reçois... mais je vois bien les photos et les commentaires
    J espère que ton genoux va tenir le coup
    Va y doucement quand même Bizzzz

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    1. Pas de problème, je reçois bien ce qui arrive du pays des éléphants et des girafes.
      Mon genou tient et je dirais même que l'activité ne lui fait que du bien. En le bichonnant un peu quand même. Bisous à tous les 2.

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