Après une
bonne nuit, nous chaussons pour une randonnée, en boucle, de 13 km sur le
plateau du parc de la Giara à la découverte des chevaux sauvages.
Le sentier
serpente à travers une forêt de chênes liège pour arriver à un lac à sec.
Magnifique vision que ce lac de pierres volcaniques.
Et des
chevaux, nous en avons vu. Pas autant que l’on pensait. Mais il fait déjà chaud
ce matin, ils doivent rester à l’abri des arbres. Malgré tout, l’un d’entre eux,
nous a servi de guide pour arriver jusqu’à l’emplacement du lac.
Merci
Galileo pour nous avoir guidé tout au long de cette balade. La carte, donnée
par les gardes forestiers, n’était pas assez détaillée et vu le nombre de
sentiers (faits par les chevaux) qui partaient dans tous les sens, nous nous
serions vite perdus.
Nous ne
voulions pas faire un aller-retour alors nous avons tracé notre chemin pour
faire une boucle. La rando donnée pour 5 km, s’est transformée en 13 km pour
notre plus grand plaisir.
Nous avons eu le temps d’observer les chevaux mais peut-être plus fascinant,
les scarabées bousiers, faire une boule dans le crottin de cheval et la
transporter jusqu’à leur trou, au prix d’un effort considérable. Voilà comment
on peut passer du temps assis par terre ! (Tu vois, Régine, on se pose…)


« Les chevaux sauvages qui
vivent dans la Giara, ont été importés en Sardaigne par les phéniciens au 9 et
8s av JC.

Jusqu’à la fin du moyen-âge, le
cheval sauvage était présent dans différentes zones du centre de la Sardaigne.
Aujourd’hui, il survit seulement sur le plateau de la Giara.
Le plateau de 4300 hectares avec ses
précipices et ses surplombs, est encore une sorte d’enclos naturel où les
chevaux peuvent se nourrir sans descendre dans la vallée.
Ils sont 450 à 500 exemplaires et
vivent en harmonie avec la nature. Leur nombre varie en fonction de la pluviométrie et donc des pâturages. »
Un
pique-nique à l’ombre, avant de reprendre Kmion pour descendre dans la vallée,
à San Sperate pour aller visiter le jardin sonore, crée par le sculpteur,
Pinuccio Sciola, natif du village.

Une guide
pour nous 2, nous raconte l’histoire de ce sculpteur, décédé le 16 mai 2016, et
fait sonner les pierres d’une bien jolie manière.
« Pinuccio Sciola est l’un des
artistes sardes les plus connus dans le monde car c’est le seul à sculpter des
pierres de manière à ce qu’elles émettent de la musique seulement au
toucher.
En 1973, grâce à la reconnaissance
de l’UNESCO, il travaille avec le maitre David Alfaro Siqueiros à Mexico.
Fort de son expérience artistique et
sociale dans le cadre du « muralisme », il transforme son village
d’origine en un « village musée » dans lequel sont regroupés, à ciel
ouvert, des centaines d’œuvres d’art.
La fondation est née par la volonté
de ses enfants. Elle incarne les projets, l’esprit d’ouverture, d’hospitalité,
de partage ainsi que le respect de la nature et des personnes, autant de
valeurs qui ont caractérisé la vie du sculpteur.

Le musée en plein air, le
« jardin sonore », est un horizon de mégalithes empli du parfum des
agrumes. Un espace artistique intemporel, qui accorde tous les sens, les
amplifie, les contemple.»
Il est
temps maintenant de nous trouver un bivouac pour la nuit et à une trentaine de
km de Cagliari, ce n’est pas gagné.
Après avoir
essayé quelques chemins, sans bivouac convenable, nous nous arrêtons sur le
parking du castello d’Acquafredda et nous demandons gardien si nous pouvons
passer la nuit dans leur bois. Ce qu’il accepte, avec le sourire, en nous
disant qu’il ferme le site la nuit mais que la chaîne est facilement ouvrable…
En partant, il passe nous souhaiter une bonne nuit.
La visite
du château s’impose pour demain !
GPS : +39.262651,
+8.817422
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