vendredi 13 octobre 2017

Mercredi 11 octobre. La Giara.


Après une bonne nuit, nous chaussons pour une randonnée, en boucle, de 13 km sur le plateau du parc de la Giara à la découverte des chevaux sauvages.      


Le sentier serpente à travers une forêt de chênes liège pour arriver à un lac à sec. Magnifique vision que ce lac de pierres volcaniques.





Et des chevaux, nous en avons vu. Pas autant que l’on pensait. Mais il fait déjà chaud ce matin, ils doivent rester à l’abri des arbres. Malgré tout, l’un d’entre eux, nous a servi de guide pour arriver jusqu’à l’emplacement du lac.

Merci Galileo pour nous avoir guidé tout au long de cette balade. La carte, donnée par les gardes forestiers, n’était pas assez détaillée et vu le nombre de sentiers (faits par les chevaux) qui partaient dans tous les sens, nous nous serions vite perdus.
Nous ne voulions pas faire un aller-retour alors nous avons tracé notre chemin pour faire une boucle. La rando donnée pour 5 km, s’est transformée en 13 km pour notre plus grand plaisir.



Nous avons eu le temps d’observer les chevaux mais peut-être plus fascinant, les scarabées bousiers, faire une boule dans le crottin de cheval et la transporter jusqu’à leur trou, au prix d’un effort considérable. Voilà comment on peut passer du temps assis par terre ! (Tu vois, Régine, on se pose…)


« Les chevaux sauvages qui vivent dans la Giara, ont été importés en Sardaigne par les phéniciens au 9 et 8s  av JC.


Jusqu’à la fin du moyen-âge, le cheval sauvage était présent dans différentes zones du centre de la Sardaigne. Aujourd’hui, il survit seulement sur le plateau de la Giara.

Le plateau de 4300 hectares avec ses précipices et ses surplombs, est encore une sorte d’enclos naturel où les chevaux peuvent se nourrir sans descendre dans la vallée.
Ils sont 450 à 500 exemplaires et vivent en harmonie avec la nature. Leur nombre varie en fonction de  la pluviométrie et donc des pâturages. »

Un pique-nique à l’ombre, avant de reprendre Kmion pour descendre dans la vallée, à San Sperate pour aller visiter le jardin sonore, crée par le sculpteur, Pinuccio Sciola, natif du village.



Une guide pour nous 2, nous raconte l’histoire de ce sculpteur, décédé le 16 mai 2016, et fait sonner les pierres d’une bien jolie manière.

« Pinuccio Sciola est l’un des artistes sardes les plus connus dans le monde car c’est le seul à sculpter des pierres de manière à ce qu’elles émettent de la musique seulement au toucher. 




En 1973, grâce à la reconnaissance de l’UNESCO, il travaille avec le maitre David Alfaro Siqueiros à Mexico.

Fort de son expérience artistique et sociale dans le cadre du « muralisme », il transforme son village d’origine en un « village musée » dans lequel sont regroupés, à ciel ouvert, des centaines d’œuvres d’art.

La fondation est née par la volonté de ses enfants. Elle incarne les projets, l’esprit d’ouverture, d’hospitalité, de partage ainsi que le respect de la nature et des personnes, autant de valeurs qui ont caractérisé la vie du sculpteur.



Le musée en plein air, le « jardin sonore », est un horizon de mégalithes empli du parfum des agrumes. Un espace artistique intemporel, qui accorde tous les sens, les amplifie, les contemple.»




Il est temps maintenant de nous trouver un bivouac pour la nuit et à une trentaine de km de Cagliari, ce n’est pas gagné.




Après avoir essayé quelques chemins, sans bivouac convenable, nous nous arrêtons sur le parking du castello d’Acquafredda et nous demandons gardien si nous pouvons passer la nuit dans leur bois. Ce qu’il accepte, avec le sourire, en nous disant qu’il ferme le site la nuit mais que la chaîne est facilement ouvrable… En partant, il passe nous souhaiter une bonne nuit.

La visite du château s’impose pour demain !

GPS : +39.262651, +8.817422


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