Ce matin
direction Bosa. Une route sinueuse magnifique avec la mer comme fil conducteur.
A 6 km
avant d’arriver, nous ne résistons pas à piquer une tête dans une crique, sur
la spiaggia di Compultittu, (GPS : +40.322727, +8455562) signalée par le Routard.
Nous ne l’aurions pas trouvé tout seul. Nous arrêtons Kmion sur le bord de la
route et partons par un sentier à travers le maquis pour une belle descente de
15 mn. Qu’il faudra remonter bien sûr.
Mais entre temps, nous nous sommes
baignés, avons fait les lézards au doux soleil, pique-niqué plus que rapidement
à cause des guêpes qui s’en sont pris à notre bonne mortadelle. Il a fallu tout
plier et retourner à l’eau pour se débarrasser de l’odeur et donc des guêpes !
Une petite sieste en pensant à Jean-François et à Didier… et il est 16h, temps
de rejoindre Bosa.
Bosa :
« Situé au centre d’un terroir viticole
d’exception où l’on produit le malvasia, dégage un petit air plein de charme.
Son château fort couronne une montagne tronquée.
A ses pieds, un enchevêtrement de
ruelles, d’arcades et de placettes s’étend à flanc de colline.
Le long des quais plantés de
palmiers, devant ces usines en brique où l’on tannaient le cuir, s’alignent des
bateaux de pêche.
Nous
commençons par monter à pied jusqu’au château Malaspina, 81 m d’altitude. Nous
y arrivons juste avant la fermeture. Du haut des remparts, nous avons une vue
plongeante sur les alentours et les toits de Bosa.
Au milieu
de l’enceinte du château, nous visitons l’église Nostra Signora de sos Regnos
Altos dans laquelle se trouvent de magnifiques fresques de style toscan
provençal (1350-1370) qui décrivent la vie des saints et des scènes du Nouveau
testament.
Après avoir
garé Kmion le long du fleuve, sur la rive gauche, l’ancien quartier de la
tannerie, nous traversons le fleuve par un pont en pierre volcanique, pour nous
rendre rive droite, où l’on voit de belles demeures aristocratiques du 18 et 19
ème siècle.
Ensuite,
nous grimpons dans le quartier Sa Costa, à travers un dédale de ruelles et d’escaliers,
mi ligure, mi toscane, avec des maisons colorées.
Nous nous
arrêtons parler avec des dames qui font de la dentelle devant leur maison. La
dentelle traductionnelle de Bosa s’appelle filet.
Elle nous montre, en effet, qu’elle commence par faire un filet avec une aiguille
et une espèce de crochet. Le filet terminé, est monté sur un métier, puis est
brodé. Le travail rendu est magnifique. Mais qui met encore des nappes brodées
ou des napperons sur ses meubles ?
Un arrêt à
la cathédrale mais c’est l’heure de la messe alors nous y jetterons juste un
coup d’œil rapide. Elle a été
reconstruite sur une église du 12ème siècle après l’abandon de l’ancienne
cathédrale romane San Pietro.
Une pause
gelati, l’achat d’une bouteille de Malvasia et nous reprenons la route pour
trouver un endroit pour bivouaquer.
On s’arrête
dans un chemin creux et je pars à pied prospecter les environs. Quand je
reviens, Stef parle avec un monsieur qui
lui a demandé si nous avions besoin d’aide et qui nous invite à venir goûter
son vin. Du Malvasia de sa petite production !
Nous voilà
assis, dans sa cave, un verre à la main à papoter comme dans un salon à l’heure
de l’apéro. 2 verres plus tard, nous repartons sans avoir trouvé de bivouac et
il fait nuit noire. Impossible de trouver un endroit, en montagne, de nuit.
Nous préférons rebrousser chemin et aller dormir sur un parking de Bosa, au
bord du fleuve, face à la ville.
GPS :
+40.294740, +8.499026


Plus envie de
cuisiner. On s’offre donc une pizza en terrasse dans la vieille ville et un
gelato sur le chemin de retour.
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