jeudi 5 octobre 2017

Mardi 3 octobre. Bosa.



Ce matin direction Bosa. Une route sinueuse magnifique avec la mer comme fil conducteur.





A 6 km avant d’arriver, nous ne résistons pas à piquer une tête dans une crique, sur la spiaggia di Compultittu, (GPS : +40.322727, +8455562) signalée par le Routard. Nous ne l’aurions pas trouvé tout seul. Nous arrêtons Kmion sur le bord de la route et partons par un sentier à travers le maquis pour une belle descente de 15 mn. Qu’il faudra remonter bien sûr.

Mais entre temps, nous nous sommes baignés, avons fait les lézards au doux soleil, pique-niqué plus que rapidement à cause des guêpes qui s’en sont pris à notre bonne mortadelle. Il a fallu tout plier et retourner à l’eau pour se débarrasser de l’odeur et donc des guêpes ! Une petite sieste en pensant à Jean-François et à Didier… et il est 16h, temps de rejoindre Bosa.



Bosa : « Situé au centre d’un terroir viticole d’exception où l’on produit le malvasia, dégage un petit air plein de charme. Son château fort couronne une montagne tronquée.


A ses pieds, un enchevêtrement de ruelles, d’arcades et de placettes s’étend à flanc de colline.

Le long des quais plantés de palmiers, devant ces usines en brique où l’on tannaient le cuir, s’alignent des bateaux de pêche. 



Nous commençons par monter à pied jusqu’au château Malaspina, 81 m d’altitude. Nous y arrivons juste avant la fermeture. Du haut des remparts, nous avons une vue plongeante sur les alentours et les toits de Bosa.


Au milieu de l’enceinte du château, nous visitons l’église Nostra Signora de sos Regnos Altos dans laquelle se trouvent de magnifiques fresques de style toscan provençal (1350-1370) qui décrivent la vie des saints et des scènes du Nouveau testament.


Après avoir garé Kmion le long du fleuve, sur la rive gauche, l’ancien quartier de la tannerie, nous traversons le fleuve par un pont en pierre volcanique, pour nous rendre rive droite, où l’on voit de belles demeures aristocratiques du 18 et 19 ème siècle.

Ensuite, nous grimpons dans le quartier Sa Costa, à travers un dédale de ruelles et d’escaliers, mi ligure, mi toscane, avec des maisons colorées.









Nous nous arrêtons parler avec des dames qui font de la dentelle devant leur maison. La dentelle traductionnelle de Bosa s’appelle filet. Elle nous montre, en effet, qu’elle commence par faire un filet avec une aiguille et une espèce de crochet. Le filet terminé, est monté sur un métier, puis est brodé. Le travail rendu est magnifique. Mais qui met encore des nappes brodées ou des napperons sur ses meubles ?

Un arrêt à la cathédrale mais c’est l’heure de la messe alors nous y jetterons juste un coup d’œil rapide. Elle  a été reconstruite sur une église du 12ème siècle après l’abandon de l’ancienne cathédrale romane San Pietro.



Une pause gelati, l’achat d’une bouteille de Malvasia et nous reprenons la route pour trouver un endroit pour bivouaquer.




On s’arrête dans un chemin creux et je pars à pied prospecter les environs. Quand je reviens, Stef parle  avec un monsieur qui lui a demandé si nous avions besoin d’aide et qui nous invite à venir goûter son vin. Du Malvasia de sa petite production !

Nous voilà assis, dans sa cave, un verre à la main à papoter comme dans un salon à l’heure de l’apéro. 2 verres plus tard, nous repartons sans avoir trouvé de bivouac et il fait nuit noire. Impossible de trouver un endroit, en montagne, de nuit. Nous préférons rebrousser chemin et aller dormir sur un parking de Bosa, au bord du fleuve, face à la ville.

GPS : +40.294740, +8.499026



Plus envie de cuisiner. On s’offre donc une pizza en terrasse dans la vieille ville et un gelato sur le chemin de retour.

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