Nous refaisons
une incursion vers la montagne pour aller rejoindre le nuraghe de Nuraxi au
pied du plateau de la Giara di Gésturi.
La visite
ne se fait qu’avec un guide. Nous avons le choix entre l’italien ou l’anglais.
C’est vite choisi pour nous. Notre guide est extra, elle parle en articulant et
lentement. Ce qui est plutôt rare pour un italien.
Nous ne
sommes que 4 à la suivre, un grand nombre de visiteurs ont choisi la visite en
anglais. (Depuis notre arrivée en Sardaigne, la majorité des touristes que nous
croisons, sont des allemands ou de jeunes suisses avec des enfants qui parlent
allemand. Renseignement pris, comme la rentrée chez eux à lieu mi-août, ils
sont en petites vacances en ce moment).
Le billet
donne droit à l’entrée du nuraghe, du palais Zapata et du musée Giovanni Lilliu.
« Su Nuraxi constitue l’un des
plus important témoignages de l’architecture mégalithique protosarde.
Vu de la route, Su Nuraxi ressemble
à un gros tas de pierres difforme.
Mais une fois à l’intérieur, on est
stupéfait par la qualité de la forteresse et la taille des moellons. Une fois
acheminé en charrette depuis la Giara, il fallait une douzaine d’hommes pour
déplacer un seul bloc !
Classé par l’Unesco au patrimoine
mondial de l’humanité en 1997, le site s’inscrit dans un paysage ouvert,
dépouillé d’arbres, qu’encadrent les formes singulières crées sur le plateau de
la Giara di Gésturi.
La structure en blocs basaltiques
d’une extraordinaire complexité est particulièrement bien conservée.

L’espace intérieur délimité par le
bastion était doté d’un puits d’eau de source de 20 m de profondeur. Cette cour
marquait le centre d’un système architectural très élaboré desservi par des
escaliers, des ponts mobiles et des passages dans les murs.
Une agglomération de 200 cabanes
couvertes de branchage entourait le nuraghe.
C’est la plus grande forteresse
nuragique de l’île qui a demandé 6 ans d’effort à Giovanni Lilliu, le grand
archéologue sarde pour la mettre à jour dans les années 1950.

Elevée à partir de 1330 av JC, elle
répondait à l’évidence à une fonction militaire et stratégique. »
Après avoir
pique-niqué, nous allons visiter le musée de la casa Zapata.
Ce musée
occupe une ancienne demeure aristocratique de la fin du XVIe s, appartenant à
la famille Zapata, des nobles espagnols qui régnaient sur la région de
Barumini.
Quand la
municipalité rachète la propriété pour en faire un musée archéologique, elle
découvre lors de la restauration sous la maison les vestiges d’un ensemble
nuragique.

Le musée
est composé d’une section archéologique, d’une section ethnologique et d’une
section historique.
Et dernière
visite de la journée, le musée consacré à l’archéologue Giovanni Lilliu.



Après cette
journée très culturelle, nous montons vite sur le plateau de la Giaria di
Gesturi pour y trouver un bivouac. Au bout d’une petite route, nous arrivons à
l’entrée du parc de la Giara et nous sommes agréablement bien accueillis par
les gardes forestiers qui nous autorisent à passer la nuit sur leur parking. La
vue sur la vallée, à la nuit tombée est magnifique. On voit même le phare de
Cagliari à 60 km d’ici.
Nous sommes
à 529 m d’altitude et il est 18 heures.
Nous serons
sur place, demain matin, pour une randonnée sur le plateau.
GPS :
+39.731748 ? +8.974724
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