samedi 28 octobre 2017

Dimanche 22 octobre. Montée au Stromboli.


6h45, le taxi est à l’heure et nous aussi.

Dans nos sacs à dos, le strict minimum pour passer une nuit sur l’ile du Stromboli. Nous y allons pour faire l’ascension du volcan cet après-midi et nous reprenons le bateau pour Milazzo le lendemain dans l’après-midi.

L’hydroglisseur s’arrête dans quelques îles éoliennes « Au nord-est de la Sicile, sept îles sœurs ponctuent le bleu de la mer. Différentes, bien que toutes nées du volcanisme, les îles éoliennes changent de visage au gré des saisons. »


Panarea, Lipari, Vulcano, Santa Maria Salina et sur l’ile du Stromboli, d’abord à Ginostra, un village complètement isolé, avec le volcan d’un côté et la mer de l’autre. Pas de route, juste un petit sentier muletier qui grimpe à flanc de colline, reliée au reste du monde uniquement par la mer. On a pensé à toi Didier, où est la librairie, la bibliothèque, le cinéma… et enfin à San Vincenzo, le village d’où l’on part pour faire l’ascension du volcan.

« Stromboli, île volcanique d’une beauté sobre. Elle surgit de la mer avec ses pics abrupts et déchiquetés. Sa côte peu hospitalière, presque dénuée de routes, est rendue plus sauvage par la présence du volcan, qui rappelle régulièrement son existence menaçante par des projections de lave et de lapillis. Ginostra et San  Vicenzo sont séparés par l’impressionnante Sciara del Fuego, voie empruntée par la lave à chaque éruption du volcan.




En face du San Vicenzo pointe l’îlot de Stombolicchio, dominé par un phare sur son éperon rocheux. »






Premier arrêt, à la descente du bateau, au bureau des guides pour réserver l’ascension dès cet après-midi, dernier jour où elle est possible à cause de la météo à venir. Rendez-vous est pris pour 15 h avec le matériel adéquat : chaussures de marche, eau, vêtements chauds pour le sommet…





Puis nous allons nous installer dans notre guest house. Une belle chambre/salle de bains dans un jardin magnifique et un hôtelier de toute gentillesse. Pique-nique sur la petite terrasse devant notre chambre et sieste afin de prendre des forces pour la rando.

Je suis hyper stressée. C’est ma première rando sur un volcan avec un guide. Je sais que c’est dur, plus de 900m de dénivelé sur une courte distance. J’ai peur de ne pas suivre surtout après avoir vu la date de naissance des personnes du groupe. Tous de l’âge de nos enfants ! Nous serons 8, 6 adultes et 2 enfants.

Nous commençons à grimper à 15h15. C’est dur tout de suite mais le guide (de Lombardie) qui parle français nous impose un rythme très lent et s’arrête régulièrement. J’ai vraiment le souffle court mais les genoux tiennent. Le paysage est magnifique mais pas d’arrêt photos ! Pourtant elles me permettraient bien de souffler un peu… Sur la dernière montée sur la crête, j’ai vraiment du mal à avancer. Je suis à la traîne. Le guide s’arrête et me dit « Toi, tu viens derrière moi. ». Plus le choix, je cale mes pieds dans les siens et ne le lâche plus en soufflant toujours comme un bœuf !
Mon cousin, Alain des 3A et mon grand père Fernand qui a navigué dans les éoliennes m'ont accompagnés pendant cette montée.


Arrivés au sommet, au-dessus du cratère à 18h30, juste avant le coucher du soleil. Le spectacle est tellement beau qu’en un instant la fatigue de la montée s’envole dans la fumée du volcan et nous restons là, ébahis par la magie du lieu. Grondements, nuage de fumée, projection de lapillis. Plus le noir de la nuit se fait et plus c’est magique.



« Le Stromboli est un volcan explosif. L’île présente un aspect typique aux volcans et sa particularité réside dans ses éruptions régulières visibles de loin, de nuit, qui lui ont valu le surnom « phare de la méditerranée. On peut aussi observer des projections incandescentes le long du toboggan naturel, la Sciara del Fuego (allée de feu), situé sur la face nord-ouest de l’île.

La partie actuellement active du volcan s’est formée il y a au moins 5000 ans et est en éruption quasi continue.
La totalité de l’édifice volcanique prend naissance à 2000 m sous la mer. La partie émergée culmine à 926m.
A quelques centaines de mètres au nord de l’île émerge le Strombolicchio, reste d’une ancienne cheminée vieille de 200 000 ans ».


Le vent se lève et le guide craint l’orage. Il nous arrache à notre contemplation, nous fait mettre nos lampes frontales et la descente infernale commence pour presque 2 heures. Nous descendons en ligne droite dans le sable volcanique. Je suis contente d’être dans la nuit noire car je ne vois pas la pente vertigineuse. Je la sens juste dans mes cuisses… Et pas question de s’arrêter dans ce lieu, beaucoup trop de risques de se prendre un caillou sur la tête… Nous avons pourtant des casques !





















La pause se fera beaucoup plus bas lorsque nous retrouverons un sentier. Arrêt pour enlever les tonnes de sable noir que nous avons dans nos chaussures et la descente reprend car le vent a forci et les premières gouttes tombent. Nous arriverons en bas à 21h30 et la pluie s’est arrêtée.






Quelle journée magnifique.




Bien fatigués, nous méritons bien une bonne douche et une bonne pizza.


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