mardi 31 octobre 2017

Mardi 31 octobre. Catane.


Il a beaucoup plu cette nuit = plus d’électricité sur le camping = pas de douche ni chaude, ni froide (bouton poussoir électrique !).



11h, nous partons chercher le bus  (10 mn à pied du camping) pour aller visiter Catane. Il nous dépose en plein centre historique.

«  Lorsque le volcan éternue, Catane tremble, affirme un dicton populaire. Depuis sa fondation en 728 av. J.C. par des colons grecs, la cité vit au rythme des humeurs de l’Etna.
Détruite à maintes reprises par de terribles tremblements de terre et d’infernales coulées de lave, elle est reconstruite à chaque fois avec toutes sortes d’idées nouvelles.


Le patrimoine architectural de style baroque tardif a justifié l’inscription de Catane au Patrimoine mondial de l’Unesco en 2002.

Désormais capitale économique de la Sicile en raison de sa position géographique privilégiée dans la plaine fertile du sud de l’Etna, elle demeure le premier marché de l’île. Par ailleurs, les gisements de gaz et de pétrole ont permis l’implantation de nombreuses industries.

Catane est donc une ville jeune, riche et dynamique.

Son marché aux poissons, le plus vivant et le plus pittoresque de Sicile, est une expérience unique et parcourir ses ruelles de suie, ourlées de palazzi et d’églises baroques est un véritable enchantement. »

C’est donc directement vers le marché aux poissons que nous nous dirigeons. Nous y arrivons à la fin du marché. C’est l’heure du rangement et du nettoyage.
Par contre, nous mangeons devant une petite échoppe un cornet de poissons et fruits de mer frits, succulent, comme dirait Hector et une salade de courgettes, d’oignons confits et de calamars absolument délicieuse. Nous nous sommes régalés.








" La fontaine de Catane, fut réalisée en 1735 et évoque l'obélisque de la piazza della Minerve à Rome. Un éléphant de lave de l'époque romaine porte sur son dos un obélisque ramené d'Egypte, recouvert de hiéroglyphes relatifs au culte d'Isis, lui-même surmonté des insignes de sainte Agathe"




Promenade le nez en l’air à travers les quelques rues du centre historique, belles places, palais et monuments.

Le duomo et l’abbaye Ste Agathe, patronne de la ville, sont fermés. L’heure de la sacro-sainte sieste.

« Agathe, appartient à l riche noblesse de Catane du 3ème siècle après J.C. De religion chrétienne, elle est victime de persécution. Elle meurt le 5 février 251.
L’année suivante, le voile de la sainte sauve, dit-on, Catane d’une coulée de lave et Agathe devient patronne de la ville."

Du 3 au 5 février, Catane célèbre une grande fête en son honneur. La pâtisserie locale compte parmi ses spécialités les minni di Sant’Agata (les seins d’Agathe) qui rappelle le martyre de la sainte. »

Evidemment, nous nous précipitons dans la meilleure pâtisserie de Catane, sur la via Etna, pour y goûter.

C’est un gâteau rond à base de pates d’amandes à la pistache, de génoise et de ricotta recouverte d’une croûte de sucre que nous allons manger dans le parc Bellini juste en face.




Nous en avons acheté un pour y goûter et un cannelo (valeur sûre). C’est excellent. Nous retournons en acheter 2 autres pour notre souper !






Nous reprenons le chemin du retour à pied en passant par la « très » vieille ville.

« Après le séisme de 1693, Catane fut reconstruite sur les éboulis et les coulées de lave. Les moyens techniques n’existaient pas pour tout raser. Résultat, le long des rues débordent d’énormes rochers, montant parfois jusqu’au 1er étage. Assez unique dans une grande ville. »

Arrivés à la gare, mon genou crie « Stop », nous reprenons donc le bus pour finir le trajet. 10 km en bus, 14 km de déambulations à travers la ville.

Et ce soir, au dessert :




lundi 30 octobre 2017

Lundi 30 octobre. Las gorges de l'Alcantara, Castelglione di Sicilia.




Le régime de bananes qui épate Stef sur notre parking-camping.






Nous reprenons la route vers la vallée de l’Alcantara pour aller voir les gorges.


«  A l’aube des temps, un petit volcan au nord de l’Etna, se réveille.

 Une énorme coulée de lave glisse jusqu’à la mer. Un cours d’eau se faufile dans le lit sinueux qu’elle a formé.


C’est le début d’un long travail d’érosion et de polissage des scories qui aboutira, là où le sol est plus friable, à la formation de deux hautes parois de basalte, les gorges de l’Alcantara. »

Un escalier de 250 marches nous y conduit.

«  Dans le lit de la rivière, les parois, hautes de plus de 50 m se resserrent de part et d’autres du cours d’eau. On peut apprécier les lignes sombres et géométriques, de prismes pentagonaux et hexagonaux qui s’enchevêtrent ou s’affrontent avant de s’élancer vers le ciel. »

Quelques photos des parois de basalte et nous remontons. Pour parcourir les 200 mètres de gorge, il faudrait s’équiper de combinaisons en néoprène…

Nous allons ensuite nous promener dans le village de Castiglione di Sicilia.


« Perché à 620 m et bénéficiant d’un panorama à 360 degrés sur toute la région, le site de Castiglione fut habité par les Grecs dès 403 av J.C. »







Nous ne verrons pas l’Etna, caché dans les nuages.

Nous le retrouverons un peu plus bas, sur la route de Catane où nous arrivons vers 17h30 dans des embouteillages monstres.



Les feux rouges ne servent à rien, tout le monde les grillent allégrement et on se fait klaxonner si l’on s’y arrête. Les vespas, les motos nous doublent pas la droite par la gauche. Les voitures changent de file à qui mieux mieux sans prévenir. Enfin un vrai B…..

C’est bien heureux que nous nous arrivons sans une éraflure au camping Jonio de Catane.

Il est 18 heures, il fait nuit noire et 20°. Installation face à la mer.

GPS : +37.532080, +15.120155