vendredi 15 décembre 2017

Lundi 11 décembre. Côte méditerranéenne entre Naples et Formia.


Aujourd’hui, nous remontons la côte méditerranéenne en direction de Formia.

Premier arrêt pour une balade qui nous conduit vers la pointe du Faro sur le cap de Miseno.
« Un lac, un port, un village, un promontoire et un cap portent ce nom.





Le lac de Misène, ancien cratère, fut relié par un canal au port qui servait de base à la flotte romaine, sous l’empereur Auguste.


Le bourg est dominé par le mont Misène.

Sur les pentes du promontoire s’élevaient des villas somptueuses, dont une où, en 37, l’empereur Tibère périt étouffé. »

Super sur Galileo mais bien moins réjouissant grandeur nature. Nous marchons sur le bord de la route, des propriétés nous empêchent de suivre le bord de mer pour arriver au promontoire tout barricadé. Nous apercevons le phare à travers les barbelés ! Nous avons quand même de là-haut une belle vue sur la baie.

 






Pique-nique sur le port.









Deuxième arrêt, sur le lago di Fusaro, « un lac lagunaire avec une petite île, où se trouve la Casina Vanvitelliana, un pavillon de chasse du roi Ferdinand IV de Bourbon, crée en 1782. 
A partir de 1752, le domaine de Fusano devient la réserve de chasse et de pêche des Bourbon.
Par la suite, l’édifice est utilisé comme maison d’hôtes célèbres, tel François 1er d’Autriche, Wolggang Amadeus Mozart, Gioachino Rossini et le président de la république (de 1948 à 1955), Luigi Einaudi.»
La villa est fermée à la visite le lundi…

Nous continuons notre remontée de la côte et au fur et à mesure, le paysage se dégrade. Les plages se transforment en dépôts d’ordure, les habitations sont en triste état et les villages traversés quelque peu fantômes.

Nous ne voyons pas bien où nous installer pour la nuit et décidons d’un commun accord, d’arrêter là notre remontée par la côte et d’aller rejoindre directement Lo Spineto qui n’est plus qu’à une soixantaine de km.


jeudi 14 décembre 2017

Dimanche 10 décembre. Vésuve, Pozzuoli

Après être allés revoir le site archéologique d’Herculanum pour quelques photos, nous prenons la route pour le Vésuve.


                                                                                          chez Antonio


« Indissociable du paysage napolitain, le Vésuve est l’un des rares volcans européens encore en activité. Il est formé de 2 sommets : au nord le mont Somma (1132m) et au sud le Vésuve proprement dit (1277m).


Avec le temps, les matériaux éruptifs qui ouvraient ses basses pentes se sont transformés en terres fertiles, où croissent aujourd’hui des arbres fruitiers et des vignes produisant le fameux lacrima-christi.
Il est protégé depuis 1995 par un parc national et classé réserve de la biosphère par l’Unesco. »

Tout a bien changé depuis notre dernière ascension, il y a quelques 20 ans. Le parking du haut a été supprimé et le chemin escarpé a été aménagé. C’est  beaucoup plus commode pour le plus grand nombre mais beaucoup moins sauvage. Et nous n’avons plus le plaisir de descendre à flanc de Vésuve dans la cendre et les lapillis.

Par contre du sommet, où on s’arrêtait au bord du cratère, un sentier a été aménagé qui permet de faire un demi-tour du cratère et qui permet d’avoir un magnifique panorama sur la baie de Naples et les îles, le cap de Misène au nord, mais aussi sur la presqu’île de Sorrento au sud que nous ne pouvions pas voir autrefois.






Nous étions toujours montés en été. Ce matin, le froid est piquant et il ne fait guère plus de 1° en haut du cratère !






«  Par l’ampleur de ses dimensions, l’aspect de désolation que présentent ses parois à pic et les fumerolles qui s’en dégagent, le cratère béant, offre une vision inoubliable »


Pour nous qui sommes montés cette année sur le Stromboli et l’Etna, nous ne pouvons confirmer « l’ampleur de ses dimensions ». Cependant nous avons eu beaucoup de plaisir, à y remonter et autant d’émotions face à la beauté du paysage.










Redescente vers Pozzuoli

                    



Traversée de Naples.
Où sont passés les napolitains ?


où nous voulions aller voir le site de Solfatara. « Le cratère d’un ancien volcan éteint où subsistent néanmoins des fumerolles, des mini volcans crachant de la boue et des jets de sable bouillonnant. »

Arrivés sur le site, nous apprenons qu’il est fermé définitivement pour cause d’un accident mortel. Le site n’est plus aux normes de sécurité en vigueur aujourd’hui.

Pozzuoli : » Fondée par les grecs, elle fut aménagée en port maritime à l’époque romaine.







Située au cœur de la zone volcanique des champs Phlégréens, la ville souffre des mouvements de la plaque tectonique qui affecte la région. Le centre historique a été évacué en 1983 et est progressivement restauré.

Nous descendons sur le port pour quelques courses et en profitons pour nous réchauffer avec un bon chocolat chaud.

               


Au moment d’installer notre bivouac sur un parking, un habitant nous prévient que nous ne sommes pas vraiment en sécurité.
Nous partons alors à la recherche d’un parking gardé quand des policiers de la police des finances nous arrêtent, militari…
« Que transportez-vous ? Ouvrez les véhicules… » Ils n’avaient pas vu qu’ils avaient affaire à des fourgons aménagés. Pour se faire pardonner, ils nous conduisent avec gyrophare au plus proche camping.

Superbe endroit. C’est une station thermale, piscine, bain chaud, salle de repos avec fauteuils autour de cheminée pour jouer aux cartes, lire…
Aie, aie, aie, la douloureuse. Et rien n’est fait pour les routiers comme nous. Douches fermées en hiver. Nous avons droit à celles de la piscine dignes des anciens gymnases. Point de porte, de rideau. Qu’à cela ne tienne, je serai la seule à les utiliser, tellement heureuse de prendre une douche bien chaude.

GPS : +40.840254, +14.089313

mardi 12 décembre 2017

Samedi 9 décembre. Villa Arianna, Ercolano.

Des bouchons énormes sur la route. La bretelle d’autoroute vers Naples est fermée. Nous nous arrêtons à Castellammarre di Stabia pour visiter la villa Arianna en attendant qu’il y ait un peu moins de monde.


« La villa Arianna (2è s av J.C) était une riche demeure admirablement située face au golfe de Naples et au Vésuve. Les sols décoratifs aux belles mosaïques  présentent un vaste répertoire décoratif avec des motifs noir-blanc.









Les appareils décoratifs témoignent du haut niveau de vie qui aurait dû s’y produire et du goût raffiné de la clientèle.







Petites figures, cupidons, personnages mythologiques, paysages, masques, bustes de personnages à l’intérieur de médaillons, décorent les petits salons. »







 Et le chef des travaux.

Nous nous arrêtons à Ercolano où nous visitons le musée virtuel du site archéologique d’Herculanum.


Herculanum : « fondée, d’après la tradition, par hercule, cette ville romaine fut ensevelie, comme Pompéi, lors de l’éruption du Vésuve en 79 ap J.C.
Les patriciens riches et cultivés l’avaient choisie comme lieu de villégiature en raison de la beauté de son site au sein du golfe de Naples. Le site a été inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco en 1997. »

Nous avons apprécié la visite du musée virtuel, une façon intéressante pour mieux comprendre le site archéologique, « un centre avant-gardiste de 5000 m², qui, à travers un parcours virtuel et interactif conduit le voyageur dans le passé, jusqu’avant l’éruption de l’an 79 ap J.C. »
La visite commence par un film en 3D, L’Eruzione del Vésuvio reconstitue la terrible éruption.

Nous ne pouvons rester dormir sur le parking du site car il ferme à 20 h. En faisant un tour dans le quartier, je vois qu’il y a un parking en face d’une pizzeria. J’envoie Stef demander si l’on peut passer la nuit sur le parking en échange de quoi nous mangerons une pizza.
Le propriétaire accepte sans se faire prier et nous confie le cadenas du parking car ils sont de mariage demain matin. Nous n’aurons qu’à remettre le cadenas en partant.
Quand nous lui faisons part de notre désir de manger une pizza, il nous donne l’adresse de son fils qui tient une pizzeria dans la ville. La sienne n'est ouverte que le midi.

Nous nous installons sur le terrain complètement détrempé.
GPS : + 40.803255, + 14.348361

Le quartier n’est pas très sûr. Bris de verre partout, ordures ++, jeunes bien alcoolisés… nous téléphonons à Tof pour lui donner notre point GPS… et partons à la recherche de la pizzeria d’Ernesto près du musée.
A la première pizzeria, nous demandons comment s’appelle le propriétaire avant de reconnaitre Antonio qui nous a accueillis.


Il fait très froid même dans la trattoria. Le patron nous apporte une bassine de braises qu’il nous glisse sous la table ! Et ce sont les jambes bien au chaud que nous dégustons une pizza délicieuse.

Après un café offert par la maison, Antonio propose de nous ramener avec sa voiture. Nous déclinons son offre. Il est 22 h, nous sommes 4 et nos véhicules ne sont pas si loin...