jeudi 28 septembre 2017

Jeudi 28 septembre. Santa Teresa, Capo Testa, Valle della Luna, Palau.




Nous traversons Santa Teresa, dessinée par un roi, héritage de la maison de Savoie pour nous rendre à Capo Testa.

La route est magnifique. Ce cap est rattaché à la terre par une maigre bande de terre et de sable. Nous abandonnons Kmion après avoir traversé le pont.

Nous y faisons une randonnée de 10 km travers  des paysages sublimes. Des petits sentiers serpentent à travers le maquis d’épineux et d’énormes rochers de granit blanc avec vue sur la mer émeraude et en toile de fond les falaises de Bonifacio. « Il y a des millions d’année, la Sardaigne et la Corse n’était qu’une seule île. L’histoire les a séparées à cet endroit, mais elles restent très proches géographiquement… bien que différentes culturellement. »


Un vrai régal pour les yeux, sous un soleil très supportable.









 


Sur le chemin du retour, nous traversons la « valle della luna ». Un paysage grandiose.












« Cette vallée abrite les restes des carrières où les romains se procurèrent le granit pour la construction des colonnes du panthéon à Rome. » !





Après cette belle rando, nous méritons bien, une sieste à l’ombre sur la plage pour Stef et quelques brasses pour moi. L’eau est trop tentante et à la bonne température. Dommage qu’à partir de 16h le soleil ne chauffe plus beaucoup mes vieux os, parce que c’est au soleil que je m’installe. J’en ai trop manqué cet été en Bretagne…


Nous finissons cette belle journée au camping d’Acapulco. Nous prenons goût aux campings… il faut dire que sur ces côtes escarpées, il n’est pas facile de trouver des coins de bivouac. Nous nous rattraperons à l’intérieur des terres.




Ce soir au menu, tomate, carottes et betterave râpées de notre jardin et un steak de chez le copain de Seb et Anga.




GPS : +41.186629 , +9.377244        Accueil en français, petit camping sympa au bord de la mer à Palau. Beaucoup de jeunes voyageurs allemands et suisses. Dont 2 jeunes couples suisses qui voyagent, en California (une pensée émue pour Fargounette), que nous retrouvons le soir depuis 2 jours.

mercredi 27 septembre 2017

Mercredi 27 septembre. Isola Rossa, costa Paradiso








Bon anniversaire Gilles.



Vue de notre camping.

Ce matin, nous avons fait la grasse matinée pour récupérer de la nuit sur le bateau, fait le plein en eau du véhicule et terminé de mettre les photos sur le blog. Il est donc 12h50 quand nous quittons le camping.




Premier arrêt au village de pêcheurs d’Isola Rossa, entourée de blocs de porphyre rouge qui lui valent son nom « d’île rouge », au pied d’une tour aragonaise du XVI ème siècle.






 Cette côte nous a rappelé celle de granit rose à Perros Guirrec.

Puis nous sommes allés pique-niquer sur la costa Paradiso. Le littoral est splendide avec ses rochers de trachyte rouge et ses petites criques où l’eau est d’une limpidité fabuleuse.







Les habitations s’intègrent à merveille dans le paysage. Des leçons à prendre pour certaines de nos côtes…





Nous ne résistons pas à plonger une tête dans cette eau si transparente à la cala Sarraina.






                                                                                               Une pensée pour Sandy et son paddle.


Nous terminons cette journée au camping La Liccia en bord de mer.

GPS : +41.182191,+9.178473.

Mardi 26 septembre. Porto Torres, Castellesardo


Après quelques heures de sommeil, assis sur un siège inclinable pour Stef et couchée par terre pour moi. Nous avons débarqué, bien ensommeillés à Porto Torres en Sardaigne à 9 h, sous un magnifique orage.

« Ce grand port du nord de la Sardaigne était déjà le port principal du nord de l’île à l’époque romaine Puis la vile connut le déclin et c’est Sassari qui supplanta Porto Torres.

Dès la descente du bateau, nous rejoignons la Basilique San Gavino qui s’élève sur le Monte Agellu. C’est la plus grande église de la Sardaigne.

« Ce monument est l’un des plus importants du patrimoine insulaire dédié à San Gavino, martyr sarde mis à mort sous Dioclétien, en l’an 304. »

Nous tombons sous le charme de cette basilique construite entre 1063et 1111 avec toutes les caractéristiques de l’architecture pisane.

Nous sommes surpris par la présence de deux absides opposées, pas de façade et de la présence d’un portail roman d’un côté et d’un portail gothique de l’autre. Elle est entourée de maisonnettes basses qui appartenaient aux  confraternite, les associations de fidèles.
Au fond de la basilique un magnifique catafalque (estrade funéraire) du 17ème siècle avec les 3 martyrs, Gavino, Proto et Gianuario est porté en procession le 3 mai jusqu’à l’église San Gavino en mare. A l’intérieur, c’est un joyeux mélange de colonnes dépareillées, récupérées sur les sites archéologiques des environs.

La crypte abrite les sarcophages romains où sont conservées les reliques des 3 martyrs.






Après cette belle visite, nous reprenons la route vers Castelsardo. « Blotti contre sa montagne, c’est un adorable village avec  ses escaliers scabreux et ses terrasses. Elle a été édifiée au début du XII ème siècle par la famille Doria. »


Nous garons Kmion dans la ville basse et nous partons à pied, sous la pluie  à l’assaut de la forteresse. « La vieille ville aligne une série de bastions et de tours dont certaines surplombent la mer, faite de pierraille mal dégrossie ».

Nous visitons le castello dei Doria, qui abrite le musée ethno archéologique consacré à la vannerie de plantes locales comme l’asphodèle, le jonc et le palmier.


Des terrasses, on a une superbe vue sur le golfe dell’Asina.





Nous terminons notre visite par celle de la cathédrale édifiée au 17ème siècle qui est coiffée d’une coupole vernissée. Son parvis surplombe la mer.













En redescendant nous achetons tomates, raisons, citrons chez un marchand de verdura bien sympathique, qui arrondit à la baisse notre note, déjà pas bien grosse.





Nous retrouvons Kmion pour faire un détour pour aller voir le roccia dell’Elefante. On dirait un éléphant trompe en l’air, accroupi sur le bord de la route… (pas aussi beau et vivant que ceux que vous croisez les « Viajeros ».

« C’est un bloc erratique en trachyte, modelé par la pluie et le vent. Il abrite un hypogée funèbre à domus de janas creusé sur plusieurs niveaux entre 3200 et 2800 avant J-C. »

Il est maintenant plus de 14h, l’heure de se trouver un coin pique-nique. C’est sur la plage déserte de Badesi mare que nous ferons la sieste pour récupérer un peu de notre petite nuit et que je ferai quelques pas dans l’eau pas si chaude mais bien plus qu’à Saint Nazaire.

Il est 17h30 quand nous trouvons un camping pour y passer la nuit et prendre notre première douche. Il fait encore 28°.

Arrêt au camping La Foce. +40.933447, +8.815000

Un peu de rangement et de ménage sont nécessaires dans le Kmion. Un tour sur la plage pour admirer le coucher de soleil et il est l’heure pour Stef de préparer le repas pendant que je travaille sur le blog car eurêka aujourd’hui nous avons le luxe d’avoir un peu de Wifi.



Alors après avoir soupé, nous nous installons au bar du camping autour d’un thé et d’une bière pour envoyer et recevoir quelques nouvelles.