Après
quelques heures de sommeil, assis sur un siège inclinable pour Stef et couchée
par terre pour moi. Nous avons débarqué, bien ensommeillés à Porto Torres en
Sardaigne à 9 h, sous un magnifique orage.
« Ce grand port du nord de la
Sardaigne était déjà le port principal du nord de l’île à l’époque romaine Puis
la vile connut le déclin et c’est Sassari qui supplanta Porto Torres.
Dès la
descente du bateau, nous rejoignons la Basilique San Gavino qui s’élève sur le
Monte Agellu. C’est la plus grande église de la Sardaigne.
« Ce monument est l’un des plus
importants du patrimoine insulaire dédié à San Gavino, martyr sarde mis à mort
sous Dioclétien, en l’an 304. »
Nous
tombons sous le charme de cette basilique construite
entre 1063et 1111 avec toutes les caractéristiques de l’architecture pisane.
Nous sommes
surpris par la présence de deux absides opposées, pas de façade et de la
présence d’un portail roman d’un côté et d’un portail gothique de l’autre. Elle
est entourée de maisonnettes basses qui appartenaient aux confraternite,
les associations de fidèles.
Au fond de
la basilique un magnifique catafalque (estrade funéraire) du 17ème
siècle avec les 3 martyrs, Gavino, Proto et Gianuario est porté en procession le 3 mai jusqu’à l’église San Gavino en mare.
A l’intérieur, c’est un joyeux mélange de colonnes dépareillées, récupérées sur
les sites archéologiques des environs.

La crypte
abrite les sarcophages romains où sont conservées les reliques des 3 martyrs.
Après cette
belle visite, nous reprenons la route vers Castelsardo. « Blotti contre sa montagne, c’est un adorable village avec ses escaliers scabreux et ses terrasses. Elle
a été édifiée au début du XII ème siècle par la famille Doria. »
Nous garons
Kmion dans la ville basse et nous partons à pied, sous la pluie à l’assaut de la forteresse. « La vieille ville aligne une série de
bastions et de tours dont certaines surplombent la mer, faite de pierraille mal
dégrossie
».
Nous
visitons le castello dei Doria, qui abrite le musée ethno archéologique
consacré à la vannerie de plantes locales comme l’asphodèle, le jonc et le
palmier.
Des
terrasses, on a une superbe vue sur le golfe dell’Asina.

Nous
terminons notre visite par celle de la cathédrale édifiée au 17ème
siècle qui est coiffée d’une coupole vernissée. Son parvis surplombe la mer.
En
redescendant nous achetons tomates, raisons, citrons chez un marchand de
verdura bien sympathique, qui arrondit à la baisse notre note, déjà pas bien
grosse.
Nous retrouvons
Kmion pour faire un détour pour aller voir le roccia dell’Elefante. On dirait
un éléphant trompe en l’air, accroupi sur le bord de la route… (pas aussi beau
et vivant que ceux que vous croisez les « Viajeros ».
« C’est un bloc erratique en
trachyte, modelé par la pluie et le vent. Il abrite un hypogée funèbre à domus
de janas creusé sur plusieurs niveaux entre 3200 et 2800 avant J-C. »
Il est
maintenant plus de 14h, l’heure de se trouver un coin pique-nique. C’est sur la
plage déserte de Badesi mare que nous ferons la sieste pour récupérer un peu de
notre petite nuit et que je ferai quelques pas dans l’eau pas si chaude mais
bien plus qu’à Saint Nazaire.
Il est
17h30 quand nous trouvons un camping pour y passer la nuit et prendre notre première
douche. Il fait encore 28°.
Arrêt au
camping La Foce. +40.933447, +8.815000

Un peu de
rangement et de ménage sont nécessaires dans le Kmion. Un tour sur la plage
pour admirer le coucher de soleil et il est l’heure pour Stef de préparer le
repas pendant que je travaille sur le blog car eurêka aujourd’hui nous avons le
luxe d’avoir un peu de Wifi.

Alors après
avoir soupé, nous nous installons au bar du camping autour d’un thé et d’une
bière pour envoyer et recevoir quelques nouvelles.